Kaléïdos-coop

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11 septembre 2007

Mourir pour une idée

Pendu ou décapité
Faut il mourir pour une idée ?

Et si, finalement, l’on s’abstient
Est-on un sage ou un vau[Rien] ?

Bien sûr la Gloire est belle
La conscience heureuse de ce sacrifice consenti

Mais ces cendres d’étincelles
Ces âmes, blanches, noires, dispersées, anéanties

Tous ces chemins potentiels, qui jamais ne prendront vie…
Bien souvent dans mon sommeil, je murmure, je frémis…

Pendu ou décapité
Faut il mourir pour une idée ?

Posté par ASH_SCM à 09:00 - Semaine 01 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 septembre 2007

Brûlure de glace.

Hébétée. Mal axée dans ma chair. La tête vrillée sur les épaules. Je ne me vois plus. Titube. Et pourtant j’incube… J’entends mon cri qui s’acharne à me décharner sans faire bruit. Un vacarme engloutissant silencieux de bris qui me glacent l’échine. Les jambes de mes envies se prennent à mon cou. Pantelantes, scellées d’attentes. Et le poids de la vitre inerte.

Je voudrais entendre des murmures dans mes murs. je voudrais que volent des éclats de toi, que mes aubes incolores volent aux soupirs. Saisir la main qui me manque, celle qui porte l’étincelle, l’enfant d’un feu qui braiserait mon corps. Mais là, encerclée, gît l’enveloppe de mon bois endormi, je suis fossile dans les hivers de mon désir.

Posté par _epsilon_ à 13:38 - Semaine 01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 septembre 2007

Something Terrible

On dirait le bleu de l'océan, celui des dents de la mer aussi. Où est passé le requin, on ne sait. Il est peut être parti en retraite dans un coin des caraïbes, avec une petite r(ou)quine, vivre un amour paisible, loin de la célébrité.

J'ai la tête endolorie comme si, de tissus, on me l'avait beaucoup trop rembourrée. Ou bourrée. Ou beurrée, au choix. Vous n'avez plus qu'à vous la manger en tartine, garantie pur sel de mer.

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Je suis sur une île déserte, et tout ce qui m'envahit c'est ce nouveau sentiment de solitude qui ajoute une autre dimension à celui que je porte quotidiennement. A la solitude mentale et affective, s'ajoute la solitude physique. N'est ce pas la suite logique des choses ? A force de fuir les autres et tout contact avec eux, ne se retrouve t on pas tous un jour isolés ? C'est fou comme un rapport affectif des plus simples peut être aussi dur à construire pour une personne. De phobie sociale, parle t on. Inconnu, si tu entres dans la même pièce que moi, je te fuis. C'est ainsi. Le malaise qui m'empare est plus fort et plus oppressant que toute force qui pourrait me saisir, me faire passer outre ma peur, et me faire me diriger vers toi.

Sachez que toutes les personnes que vous voyez autour de vous ne sont pas toutes là d'aisance. Lisez bien sur le visage de certaines, et vous devinerez que pour elles c'est un effort que de juste se trouver près de vous, car c'est vous laisser l'opportunité de leur parler. Se laisser approcher, quelle horreur. Déjà que je m'oblige à venir près d'eux, si en plus ils me parlent, je sens que je vais palir, m'embrouiller, bégayer, être maladroite, comme d'habitude. Puis c'est quoi ces fourmis qui marchent et remontent le long de mon estomac et de mon oesophage ? On dirait qu'elles y font rouler de toutes petites pierres.
Quand j'ai vraiment une trouille bleue, je deviens raide et j'ai même des fourmis dans le postérieur. C'est véridique.

Rien n'y fait. Dans cette mer, il y a tellement de faux requins à mes yeux. Ils viennent me dire bonjour et me parlent avec d'énormes crocs acérés. Ils prennent le ton sympathique pour mieux me berner, mais je sais qu'ils n'attendent que le moment pour mieux me dévorer.

[ Petits démons, vous me dévorez déja intérieurement, tellement que j'en ai un mal de crâne à me saisir et me jeter hors du lit quand tout le monde dort encore. ]

Une immense solitude, une immense peur qui m'engloutissent. On n'a toujours pas trouvé le remède. La chimio' et les médocs n'y font rien. J'ai une tumeur maligne, avec des périodes de rechute et de rémission.

Et le plus souvent lorsque j'essaye d'appeler ces requins, dans cet océan immense, pour qu'ils m'aident, ils n'ont rien à me dire pour me consoler.

Alors ils enlèvent leurs crocs pour un moment et acceptent de me prendre dans leur bras si je leur demande gentiment.

Mais dans un coin de ma tête je sais que je continue à n'être qu'un poisson parmi tant d'autres.

" On dirait le bleu de l'océan, celui des dents de la mer aussi. "

Posté par leponyme à 08:14 - Semaine 01 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 septembre 2007

entre-deux

J’ai froid. J’ai mal à la tête. Qu’est ce que je fous là bordel. Cage de verre toute teintée de bleu. Je vois le monde enfermée dans un trois mètres carrés. Je suis là, ailleurs et nulle part. Plantée dans ma vie comme un mannequin de vitrine, en plastoc. Les autres voient mon apparence. Ils ne voient rien d’autre. Je suis arrivée au bout d’un morceau de mon existence que je ne souhaitais pas vivre. Je n’ai aucune idée du déclencheur, mais à cet instant précis, je prends conscience de tout ça. Je me suis laissée porter par les autres. Fais-ci. Comme ça. Travaille. Va au cinéma. Stop. Stop ? Il est 6h53, et le jour se lève. Les couleurs sont froides, ça dégueule de bleu. Tiens, je déteste le bleu. La couleur préférée des Français. Je suppose que je le déteste uniquement pour ça. J’ai la migraine. Comme si l’on me lançait toutes les sept minutes des coups de pieds en pleine tronche. Ils redoublent par moments. Bim. Bam. Direct dans la cervelle. J’attends quoi comme ça. Rien. Mécaniquement je me prépare à poursuivre tout ceci. Mannequin automate à ressort totalement conscient. J’accepte ma condition à laquelle je suis formatée depuis ma naissance. La loi du marché. Travail. Domination. Fric. Apparence. Marche. Marche droit. En rythme. Défilé miliaire quotidien. Sergent caporal capitaine. Tout ça pour quoi déjà. Je souris, je sais. Je me dirige vers le métro, en rêvant d’un autre chose. Je ne peux fracasser ces murs de verre avec mes poings. Je reste dans les rangs. Comme tout le monde. Pleinement consciente de ce que je subis, je rationalise pour pouvoir poursuivre. Et j’oublie que tout ceci ne me convient pas. Jusqu’à la prochaine fois.

Posté par B_Walsh à 21:11 - Semaine 01 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 septembre 2007

Moi en toi?????? mérite moi .......

Je suis l'Insaisissable ......Le trait de Génie qui te permettra de connaître peut être la gloire ou une promotion ......J'erre d'un être à l 'autre .......Souvent il ne se passe rien car la plupart des  êtres que je visite sont creux et ternes..... Même moi, 

j 'aurais honte d'être la cause de leur Gloire ......Alors à petits pas je m'éloigne , je m'efface de toute médiocrité ......

En revanche quand je La rencontre.......Elle,  cette âme qui me nourrit,   je m'anime, vibre,m 'enflamme.... et,  au paroxysme de notre  fusion je jaillis .......Naturellement, en toute simplicité comme une évidence qui s'impose par sa seule présence   

Je m' appelle  .........

Insaisissable

Désirable 

Envie

Ame

Posté par ZAZOU72 à 19:27 - Semaine 01 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mot de verre

J’ai perdu mon aile qui me rendait libre de m’élever au-dessus du nauséeux.
Ils ont volé mon accent qui racontait en chantant les mots,
les mots d’avant mon silence.
Je suis leur prisonnière, et mes pieds d’albâtre rêvent au sol où laisser leurs empreintes.

J’ai perdu mon idéal.

Et mon âme, dans sa prison de verre,
cogne son tocsin lancinant.

Posté par Oviv à 14:13 - Semaine 01 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le voyage et l'idée.

Je vogue librement dans l'univers, autour de ce champ terrestre auquel je suis rattaché je ne sais trop pour quelle raison. Je n'ai pour l'instant pas de but, pas de sens, je ne suis qu'une énergie pure, une impulsion. Je flane au gré du vent, mais à un moment donné, il va bien falloir que je m'incarne. Eh oui, c'est mon but. Comment ferait l'homme pour se trouver du génie si mes soeurs et moi on n'étaient pas là ?
Allez, je vais choisir mon enveloppe corporelle cette fois ci, j'ai pas envie de devenir la bombe H ou ébola. Je l'ai déja fait, merci..
Parce que c'est ça, tout le problème, descendre au bon moment, sur le bonne personne. Parce que je dépend totalement de la structure corporelle et mentale dans laquelle je tombe. J'arrive pure, mais je peux être exprimé n'importe comment, ça dépend si ma future enveloppe a souffert, est triste, ou déséquilibré ou bien heureux ouvert et créatif... C'est le coup de poker à chaque fois, et je ne sais pas ce que je vais devenir.
Tiens, ce gars là, devant son ordinateur. Il cherche une idée pour accompagner son image.
Allez, j'y vais.
Ca y est je suis dans sa tête, ca va être la surprise !! Il commence à écrire....

"Je vogue librement ..."

Posté par littlesimon à 11:34 - Semaine 01 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

la gueule de bois

Il arrive que l’on se surprenne tout seul. Je ne parle pas de peur. Mais bien d’étonnement.

Notamment quand il nous arrive une idée saugrenue. Elle arrive de droite, s’étale en plein dans la tête, se développe, creuse, évolue. Fait son chemin et repart à gauche. Mais d’où viennent ces idées avant qu’elles nous arrivent ? et où vont-elles quand elles nous quittent ?

Posté par InkRed_ible à 10:46 - Semaine 01 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Semaine 1

Semaine 1... impair et passe... à InkRed_ible.

semaine_1

Posté par Oviv à 07:00 - Semaine 01 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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