04 septembre 2007
L'équilibre dynamique
Etre en équilibre, c'est ça le plus difficile. Sans bouger.
En attendant, je suis en vie, et je suis suspendu en mouvement entre 2 extrêmes impossibles à atteindre, obligé de bouger autour de ce point central.
Finalement, je ne suis pas cet être équilibré et stable ressemblant à un humain, je ne suis qu'un empilement de dynamiques opposées cherchant leur équilibre.
Je suis obligé de bouger et de m'agiter en permanence pour rester stable, jusqu'au plus profond de mes cellules. C'est mon destin physiologique. C'est l'équilibre dynamique de l'homéostasie.
Mes électrons tournent autour de mon noyau dans mes atomes, mais il forme une structure stable.
Des anions et des cations interagissent en permanence entre mes structures moléculaires.
Mes organes produisent ou détruisent, absorbent ou rejettent pour gérer le chaud et le froid, l'acide et l'amer, l'oxygène et le dioxyde de carbone.
Tout mon corps subit un mouvement permanent et opposé, juste pour vivre.
Et au delà de ma petite personne, le monde subit cette dynamique.
Le jour et la nuit sont eux aussi les opposés d'une terre qui tourne, mouvement perpétuel du temps dans une vie linéaire.
L'été et l'hiver sont à leur tour les basculements opposées qui permettent à la nature de faire un cycle qui va générer la vie végétale, vie dont on fera des confitures pour manger en continu des fruits toute au long de l'année.
Au delà ce ces cycles moléculaires et planétaires, il y a certainement d'autres dynamiques dans l'univers, mais je suis trop petit pour les comprendre.
Les deux opposés tournent autour d'un point central inaccessible, condamnés à être opposés, mais condamnés à être ensemble.
Finalement je ne suis qu'un petit yin / yang qui oscille en permanence en cherchant mon juste milieu, lui-même agité au milieu d'un système qui cherche son équilibre, jusqu'à des niveaux trop élevés pour moi...
Je suis un etre opposé en mouvement permanent, mais c'est ce qui me rend stable.
Et un jour, j'arrêterai de bouger. Quand je serai mort.
03 septembre 2007
Fusion Aquasolaire
Il y a très très longtemps dans le pays de très très lointain .....Euh....... désolé!!! c'est chat botté qui a tapé sur le clavier je l 'ai chassé à coups de souris bien placée......
Bref .......
En des temps reculés, le Soleil ressentait de l'amour pour une mer du Sud .....Ses rayons aimaient la réchauffer et il frissonnait de bonheur quand elle écumait sa joie .....
Mais comment l'aimer .....????Lui si haut et elle si fluide ????
Des nuits durant il rêvait d'elle mais à chaque fois il entendait les rires taquins de la Lune qui se moquait de son amour
Comment toi si puissant peux tu t'intéresser à une créature aussi impétueuse qu'elle quand elle renverse les bateaux et si vulnérable quand l'or noir se déverse en elle??? Moi en revanche je suis ta compagne idéale ....Je suis puissante comme toi
Mais le Soleil n avait cure de tous les propos de la Lune ......Il n en n aimait qu 'une et soir après soir il rêvait aux ébats enflammés et passionnés qu il aurait aimé vivre avec sa Dulcimer ......Ils s'enroulaient l'un sur l'autre et l'un dans l'autre et dans ses rêves les plus fous c est elle qui était en haut et lui en bas .......
Et puis comment avoir le dessus .......Tout le monde sait que l'eau éteint le feu ....... elle a donc toujours le dernier mot .......
Pauvre Soleil fou ......
31 août 2007
Connexes ions
Du Nord et du Sud, de l'essentiel et du superflu, de cet inextricable noeud d'intérêts croisés plus que le fer, de la vie et de la mort.
Échanges, mariages, voyages, trajets mille fois répétés, trafics, affluences, pillage d'innocences.
À étouffer pour mieux régner, à nuire, cuire, détruire, à s'enfuir.
Consciences en veille, tévés en éveil. Permanent. Inconstant. Absurdissant.
Ma planète bleue rougit et moi avec. Bouilloire neurologique. Trouilloire. Baisse-toi que j'te pique.
Plus vite. Et encore. Plus mal. Et plus profond. Je creuse, scie avec eux. Même en faisant de mon mieux. 40075km ; nos mieux ne les joindront jamais, même mis bout à bout. Elle est à bout.
Tous allongés sur cette roue à aube, du moulin à misère. À prière. Si on lâche, on tangente. Alors on s'accroche tous. Du Nord, du Sud, de l'essentiel et du superflu.
Cours du Nange, du Gil, de l'action ou de l'inaction. Audi contre Tata. Récolte contre audimat. Echec et nattes.
Et peut-être, suivre une de ces lignes, jusqu'au point final du bon hémisphère. Fermez les guillemets. Pour garder son âme ouverte.
Tirer en sourd sur la corde à faire sauter les barrières, les frontières - assassines. Et démêler.
...
Pas trop vite
- Jaune ?
- Oui, Bleu, quelque chose ne va pas ?
- Tu sais là, en bas, à gauche, non, ma gauche à moi, oui, là...
- Mummm, le fil en ressort ? celui là ? il te fait mal ?
- Oh non, mon Jaune d’or, continue, justement, là, entortille moi encore…
- Bleu, ma tendre arrondie, ma douce pelotée, attend encore un peu....
- Jaune, j’attends, j’attends, je ne me démêlerai pas trop vite de toi, c’est promis…
Ni fait ni à faire

Y’a des gens qui font des tissus de mensonges.
Ensuite pour démêler le vrai du faux, c’est l’embrouille.
J’ai que des bouts d’histoire maintenant.
Je ne sais même plus comment étoffer mon jugement.
Le Tisserand Fictionnel
Il est assis sur un banc…
Le soleil juste levé brille à travers les feuillages des
vieux arbres du parc.
Quelques jeunes mères pressées tirent par la main leur
bambin récalcitrant…
C’est la rentrée pour eux aussi…
Mauvaise soirée, mauvaise nuit… mauvais réveil.
Il n’a plus de médicament.
Sa tête bourdonne…ses tempes sont des planches plantées de
milles clous…
Il se passe une main sale dans les cheveux.
Ne cherche pas leur regard.
Tu sais.
…
Tu sais qu’ils sont tous mort…
[…]
Ce n’était qu’un jeu de profs de fac un peu potaches.
Alain avait
commencé, comme souvent après deux vodka, à partir dans ses grandes envolées
lyriques sur l’extrême Orient, le bouddhisme, le tao et tous ses trucs dont il
nous rabachait les oreilles depuis des années…
Et Stephane, en bon prof de physique appliquée qu’il était,
de commencer à montrer que ce tout ce charabia était une simple application
littéraire des phénomènes de base de physique, attraction/répulsion, action /
réaction.
Et puis toute la bande s’y était mise.
Même Alice, ma jolie Alice, ma belle littéraire rappela que ces préceptes se trouvait depuis longtemps en Occident, que le Talmud parlait du Zihmzouhm, la respiration divine, curieusement semblable au Big-bang, que les alchimistes de la renaissance écrivait que « Ce qui est en Haut est en bas », des implications cosmiques ; lunaires dans la vie des femmes…
Et moi j’écoutais attentif, en silence…
D’autres encore levèrent leur voix, riant, souriant,
s’amusant de ses correspondances…
Informatique quantique, biochimie, métrique poétique…
Et moi j’écoutais attentif, en silence…
Je toussais pour attirer l’attention sur moi, moi toujours si discret lors de ces réunions :
Et l’homme moderne ?
[…]
J’ai beaucoup lu, mis en rapport…
Des thèses de socio aux ouvrages de métaphysique, des livres
de vulgarisation sur la théorie du Chaos aux dernières découvertes de génétique…
Ils avaient raison sans y croire vraiment…
Le Lien était là.
Evident.
Tout est lié !!!
[…]
Mais ils se sont rapidement fermés à mon discours, à ma
démonstration. Leurs visages se sont obscurcis.
Certains ont souri avant de changer de sujet.
Même Alice a pris une moue peinée…
…
Comment des gens comme eux, comme nous, peuvent ils
volontairement ignorer une découverte de cette ampleur !!!
La jalousie, la mesquinerie transdisciplinaire, la peur de
savoir peut être…
Je ne les comprenais plus.
Je ne les aimais plus.
Je les ai fui, je me suis enfermé.
Peu de temps après j’ai perdu ma place.
A cause d’eux sans doute.
J’ai continué à chercher, j’ai dépensé sans compter mon
temps et mon argent.
Et j’ai trouvé ce qui les terrifiait…
Nous sommes sorti du cycle.
Le cercle est rompu.
Le Lien qui unit toutes choses entre elles, du microcosme à
l’univers, nous avons joué avec et l’avons brisé, morceau par morceau.
Les fils se dispersent...

Et la Fin ne peut que survenir…
Sous peu.
[…]
Sans Vie.
Fait divers :
Le Samu a ramassé en début d’après midi le corps d’un SdF dans le Parc Monceau.
Cet homme, Gilles Viennot, ancien serveur à la brasserie de Vendôme, s’était enfui de l’hôpital de St Clair il y a deux semaines où il était soigné pour des crises de délires paranoïaques et se trouvait sans traitement.
Les médecins venait de lui diagnostiquer une tumeur maligne au cerveau, probablement du à l’absorption d’amiante et de produits cancérigènes dont des traces ont été trouvé dans les canalisations de l’immeuble où il sous-loué une chambre de bonne depuis dix ans…
Mes tissés

Je me souviens de l’étoffe et du panache de nos soupirs.
Je me souviens des frôlements de nos instants suspendus à la peau.
De nos enroulés pudiquement drapés dans nos heures si peu dormies.
Des rires emmêlés sur nos bouches et de la fibre de cette tendresse silencieuse.
J’ai une pensée encore émue pour ces tapis colorés d’images légères,
pour la folie tissée de nos mots serrés.
Entrelacés l’un à l’autre. Nos Côtes à cottes de mailles ainsi débraillés de nos doigts.
Je me souviens de la transparence de tes regards brodés d’envies dénudant mes dentelles assassines. la soie des caresses filées de nos paumes désireuses.
De ma mémoire métissée où parfois tout s’effiloche,
là, il reste tressé à ma gorge le nœud d’un regret.
Est-ce que, seulement, tu te souviens de ce que nous étions…
Le fil rouge.

Y’a pas de fil rouge. Quel est con qui croit encore au fil red.
Putain. Couper le fil rouge il a dit.
Y’a pas de fil rouge…
Même pas un plus rouge que les autres.
Ça va saigner. Je vais mettre du red partout.
Je coupe un bleu…
Mieux vaut couper un jaune ?
C’est rouge pâle un jaune ?
Pas le temps de démêler la question.
Juste essayer de trouver lequel couper.
Pas le rouge en tout cas.
Ça, j’ai bien compris.
L'épicentre
Nous nous regardons. Chacun assis
sur son canapé. Face à face. C’est lui qui avait voulu cette disposition. C’est
lui qui avait voulu que nous ayons chacun le notre. J’avais pris ça comme un
rejet. Un de plus, discret, mais présent. J’adorais être près de lui. Mais il
insistait. Il me disait que notre amour ne craignait pas à la distance
physique, aussi immense serait elle. Alors on a eu chacun le notre. Face à face
parce que l’agencement de la pièce ne permettait pas une autre organisation. Je
trouvais que nous étions beaucoup trop loin l’un de l’autre. Même en tirant ma
jambe au maximum, la pointe tendue, je ne parvenais à toucher la sienne. Au
mieux je pouvais la poser sur la table basse. Je le regardais souvent, du coin
de l’oeil. Pour éviter qu’il ne me demande pourquoi je le regardais. Et pour m’éviter
de répondre, que c'est parce que j’aimais le voir. Quand j’y réfléchis, nous ne nous sommes
pratiquement jamais assis sur ces sofas. On s’affalait direct. Souvent on se
laissait tomber comme des cadavres. Aujourd’hui, nous avons le dos droit et les
pieds posés sur le carrelage froid. La maison est silencieuse. Le calme avant
et après la tempête. La pause entre deux secousses d'un tremblement de terre. L’instant entre deux. Moi fille du Sud. Lui, homme Breton.
La colère lui a fait éclater un vaisseau de son œil droit. A moins que ce ne
soit à cause de mes mains quand elles ont voulu l’étrangler. Nous respirons
fort, le muscle cardiaque encore affolé. Dans mon cerveau ça va vite. Je me
repasse la conversation. Et l’intonation de sa voix quand il a prononcé ses
mots-là. Lits séparés. Je bondis de mon canapé pour le frapper à nouveau, il
bondit du sien pour saisir mes petits points et les arrêter. Nous nous
retrouvons debout, comme ça, sur la table basse, la tête emmêlée de pensées
confuses amoureuses et de triste colère haineuse.
L'enfer, c'est eux

Tu as vu ? C’est tout ce qu’ils ont trouvé à faire de moi ! Ces stupides animaux que TU as créés pour me tenir compagnie ! Tu as touché de ton doigt la température de mes océans ? Je n’ai encore pris qu’un degré ou deux ! de l’eau à peine réchauffée ! Pas encore assez pour que je déborde en un tsunami qui m’aurait permis de me nettoyer de cette vermine qui grouille sur ma peau. Aucun respect pour mes rides. Aucun respect pour moi tout entière d’ailleurs, je n’en peux plus. Tu m’entends, dit ? je n’en peux plus.
D’ailleurs, maintenant que j’ai l’âge de la raison, je te l’avoue, je te demande pardon de m'être plainte. Avant, du temps des dinosaures. Quand je pense que je les trouvais sans-gêne et nauséabonds !Tu m'as écoutée, gamine que j'étais alors, et tu m’as permis de les faire disparaître. J’étais jeune, tu sais, une erreur de jeunesse. Parce que eux….
Regarde-ça, ils ne savent même pas me faire cuire. Moi, dont la botte secrète a porté la philosophie de la cuisson des pâtes à son pinacle gastronomique.
À la Dante.
Ils me cuisent à la Dante.
Ils suffisait de presque rien pour un all dente, pourtant. Presque rien. Putain, l’enfer, c’est eux.
Oviv


