Assis sur un banc, il est seul. Plus avachis qu'assis, sa tête pend sur son buste, il dort. Son visage est masqué par un chapeau.

Qui est-il ? D'où vient-il ? Comment est-il arrivé là ?
Qui attend-il ? Qu'est-ce qui l'a épuisé au point qu'il ne peut que se reposer ?

Je le regarde et j'imagine une longue marche sous le soleil. Un travail physique pénible. Une vie de labeur, de sacrifice, et pourtant heureuse. Une vie faite de plaisirs simples obtenus à la force de son poignet et de sa volonté. Une vie faite de bonheurs doux.
Un mariage heureux. Des enfants radieux.

Petit à petit, les enfants sont partis. Son amour aussi.

Alors il s'est assit là, car il était fatigué. Il s'est endormi, car il était fatigué. Il n'avait plus la force de continuer.

Il est mort. Car il était arrivé.