Quand le temps des vacances est arrivé

Que le repas est consumé, la vaisselle en train d’égoutter

Que les enfants sont momentanément occupés

Alors voilà enfin, peut être, le temps pour moi de goûter à la saveur du repos

 

Non, pas le sommeil, trop vite atteint et trop mal interrompu

Non, aujourd’hui ce sera détente dans le jardin...

 

Je veux embrasser chaque seconde

Un livre au coin de la couette

Deux gâteaux, un grand verre de soda avec une paille et mes lunettes de soleil

Le plaisir de les avoir près de moi, au cas où, et de savourer le moment

 

Le soleil qui me caresse la peau

Qui me réchauffe le coeur et embaume mes pensées

Mes enfants, mon mari : ma vie, plus belle de pouvoir s’en détacher quand je l’ai décidé

Le soleil, si chaud, serait ce déjà l’été ?

Ouf, mon verre de soda... Quel bonheur d’avoir un cerveau et de pouvoir enfin se passer de ses jambes

Ma peau s’embrase. Mon cerveau réfléchit : ma peau – brûlure – cancer - mort.

Le cerveau est il finalement mon ami ?

Mes petites jambes courent. Plus vite elles seront utilisées, plus vite elles pourront se détendre.

De la crème solaire. Un calvaire si long et minutieux sur ma peau tachetée.

Un millimètre oublié et c’est la marque de la faute, et la douleur.

Le doux soleil continue son oeuvre, il me détend

Et me stress en même temps

Un parasol, peut être, serait plus prudent.

Mes petites jambes...

 

Tout est là. Profitons, enfin ! J’ai sans doute une demi heure avant que le soleil ne tourne...

Sauf si... "Ouinnn"   bébé se réveille.