En vrai, je m'étais déjà penché sur la question en décembre (2009), du moins pour partie. Ceci explique peut-être que j'aie plus grand-chose à tirer de ce sujet-là... Voila ce que ça donnait:

La vie est une vérole

La vie est une vérole qui te chope au berceau pour te lâcher dans le caniveau.

Elle se transmet de père en fils

Comme une même seringue pour une paire de fixes

Ne vas pas croire que c’est qu’une affaire de paire de couilles,

Parce qu’elle oublie pas de faire d’une pierre deux coups

Elle se transmet aussi de mère en fille

Comme une belle meringue, avariée et perfide

C’est un combat qu’on engage seul et qui se termine seul

Chacun sa merde, chacun son pied pour marcher dedans

Une croisade solitaire

Qui termine six pieds sous terre

Un combat contre la faucheuse

Un vainqueur désigné d’office

Une joute à l’issue douteuse

Une liqueur au goût d’orifice

Une lie qui fini par avoir notre peau

Un trou qui abrite nos oripeaux

J’en ai connu des trop pudiques qui sont partis sans dire au revoir,

Et d’autres trop puants qui ne veulent pas lâcher malgré tous mes espoirs

J’en ai connu des courageux qui ont affronté leur virus sans jamais voir Moscou

Ils ont tous fini quelque part bien au chaud

Entre mon ventre et mon dos

J’en ai connu des couards qui se ne se sont jamais confrontés à la lame sur leur cou

Ils ont tous fini dans un caniveau familial, bien à l’aise

Quittant leur confortable fauteuil pour entrer au Père-Lachaise

Certains pour surmonter leurs peurs

Font appel à un sauveur

Qui aurait écrit un livre fondateur

Qu’on l’appelle Bible Torah ou Coran

C’est toujours une margarine rance

Ça reste un demi-livre de leurre

J’étais parti pour te parler de gonorrhée,

J’en viens à te sortir une logorrhée

Indigeste et indigente,

Intrinsèque et intrigante.

J’ai plus tellement d’inspiration pour ce texte viral un peu insipide

Mais encore quelques expirations pour un pamphlet bien acide

Et puis t’es là pour écouter cette diatribe pleine de désespoir

Alors si t’aimes pas, va donc reprendre un demi au comptoir

Moi je continue à aborder la question

J’te rassure c’est plus très long

Ces cons s’agenouillent devant des autels de passe

Je leur jette pas le premier abbé Pierre

J’ai aussi parfois un regard vers l’arrière

Mais les paroisses sont aussi fines que du papier-bible,

On entend les cris des suppliciés

Car l’eau bénite dissous mal le petit à l’étoile jaune

On peut se réfugier derrière un protecteur suprême

On ne peut pas fustiger le blasphème

Et laisser Lustiger prôner la pandémie

Au nom d’une vie rose

J’oppose une vérole

Tu vas me dire que j’amalgame

Pardon de raccourcir sans éthique

Je me contente de dire du mal

Je fais mes gammes dans le laïc

Pardon si j’ai une foi en mauvais état

Un Etat qui séparerait le civil et le religieux