Circonvolutions métalliques, circonvolutions médiatiques.

Ces marches qu'on nous propose pour évoluer sont grises, à l'image des images qu'on nous impose. Une télé sur terre qui tourne en continu, qui tourne au délétère. Une radio qui se veut une exploration corporelle du monde mais qui n'est qu'une fausse thérapie, terrassante et harassante. Le tout diffusé du haut de cette tour de pisse, un peu penchée, un peu branlante.

Un débat qui tourne au vinaigre. Un séisme qui fait la une mais pour combien de temps? Un virus contre lequel il faudrait lutter par tous les moyens, financiers, surtout. Un sous-pape qui va visiter une synagogue mais canonise une pissette coupable au moins d'avoir fermé les yeux, ça sent la pisse, la sanisette, le fond des gogues. Des média qui relayent, mais jamais ne critiquent, un cirque médiatique qui balaye et cache la poussière sous le Tapie. Et comme tous les ans, les marronniers de la nouvelle année, de la blanche neige, du septième nain qui nous promet le septième ciel, ou un chanteur en sursis pour faire pleurer danns les chaumières.

Mais que dit-il là, cet empêcheur de manipuler en rond? Qu'il faudrait se méfier de ce qu'on dit? Qu'il faudrait prendre l'échelle plutôt que de risquer de rater une marche? Que tous les chemins mènent partout et qu'il vaut mieux tous les emprunter plutôt que de prendre le plus court?

N'allez surtout pas essayer de prendre l'ascenseur, mes moutons, on ne vous le renverra pas. Montez les marches une à une, tant pis si elles finissent par vous donner le tournis. Vous n'en serez que plus disposés à en redemander, toujours plus, toujours plus haut, toujours plus à tourner en rond. La soupe est servie, soyez asservis!

Et surtout, faites attention à la marche, là, en jaune. Suivez la rampe, là, en jaune. Ah que Jaunisse!

On ne me fera pas avaler toutes ces couleurs, parceque je connais toutes les nuances d'aigri. Et que, même si c'est imprudent, il m'arrive de lâcher la rampe...