08 novembre 2009
Changer d'auxilliaire...
Il s'arrêta enfin et prit le temps de regarder. Le jour tirait à sa fin, il faisait face à un lac paisible et les oiseaux planaient lentement en cercles las au-dessus de quelques poissons avant de fondre dessus.
"Je crois que j'ai trouvé" pensa-t-il. Et un conte zen lui revint en mémoire, celui du jeune disciple qui suit son maître à travers un long voyage et qui lui demande de temps en temps où ils vont, jusqu'à ce que son maître lui dise que le but du voyage est le voyage en lui-même.
S'il était arrivé alors son voyage cessait. Une vague nostalgie failli le rendre morose mais il posa son sac avec un sourire. Si son voyage physique prenait fin, son voyage mental commençait.
Dans le silence il se délesta de ses vêtements de marcheur. Pieds nus il revêtit avec cérémonie son kimono blanc, noua sa ceinture colorée. Il salua la nature à genoux, puis ses maîtres et le terrain qui s'offrait à lui. Il se leva et une grande joie s'empara de son corps au fur et à mesure qu'il le faisait travailler. Dans la souplesse il recherchait le mouvement parfait dans ses membres tandis que son esprit, présent dans chaque impulsion, tâchait de lui permettre de pratiquer le bushido, ce code d'honneur Samouraï.
Il commença par pratiquer des katas précis et violents en se répétant les qualités qu'il devait faire grandir en lui "Meyîo, honneur, respecter son honneur c'est se comporter dans la fidélité : chujitsu, fidélité à sa parole, à la loi, à la nature." Il commençait à transpirer et la fatigue le quittait, son front se détendait, ses rides s'estompaient, il enchaînait des mouvements d'une chorégraphie harmonieuse, précise, stable et mouvante. il se battait contre ce qui l'empêchait de ressentir, de vivre, d'être. Il avait décidé de cesser d'avoir pour enfin être, et cette décision lui redonnait une consistance. "Ken et tadashi, humilité et droiture, rester humble pour apprendre sans cesse des autres hommes, droiture pour se respecter et respecter les autres."
Tandis que le jour déclinait, l'homme s'ancrait et prenait sens. Il devenait beau par la puissance et le désir de n'être que lui et de l'être pleinement. Il rejoignit sa retraite avec la certitude d'être à la bonne place au bon moment et le sourire qu'il adressait au ciel était sincère et entraînait tout son visage.
Commentaires
C'est quoi ce truc????
Les textes sont tous devenus illisibles pour moi, les phrases sont mélangés, il y a des débuts à la fin c'est illisible, c'est pareil pour vous? Ca vient d'où?
Euh...pour moi c'est dans le bon ordre.
rachbel..tu vas comprendre
il s'agit d'un phénomène bien connu en littérature russe et très en vogue à ce jour, appelé déphasage métasynchronique de destructuralisation immatériel inversé dans l'espace narratoire. J'espère t'avoir éclairé, ce que j'aurais pu faire dès le début de manière plus simple....lol
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