02 novembre 2009
Te souviens-tu ?
Un doux murmure se propageait à nos candides oreilles.
Sans défiance, nos âmes pures et innocentes se laissèrent absorber par cette douce mélodie.
De doux battements d’ailes nous parvinrent, ces oiseaux dansaient avec langueur.
Leurs forces allaient diminuant, donnant ainsi l’impression qu’ils allaient disparaitre d’un coup.
C’était un chant religieux qui se jouait.
Dans l’air, dans un mouvement solennel, une impression que quelque chose de terrible était sur le point de survenir nous fit frémir.
Des arbres s’élevait de la fumée spiraleuse.
Frôlant l’eau, ces oiseaux préparaient l’arrivée de quelques divinités.
Nous étions là, assis sur l’herbe à contempler ce rituel, te souviens-tu ?
Cette rivière allait nous délivrer un de ses magiques secrets que l’on ne peut percer qu’à la tombée du jour.
La rivière s’accaparait les reflets orangés, rosés et gris du ciel.
Les battements réguliers des ailes scandaient le temps.
Le temps glissait entre les ailes blanches des oiseaux.
Soudain, notre regard se figea sur cette forme liquide et blanche.
Elle était là, dans l’eau, se baignant.
Autour de ces compagnons volants, elle se trémoussait devant nous, libre et svelte, recouvert d’un voile opaque et pur.
Cette Ondine était notre nymphe. Son air farouche faisait peur aux oiseaux. C’était la reine.
« Sa chanson murmurée, elle nous supplia de recevoir ses anneaux à notre doigt pour être les époux d’une Ondine, et de visiter avec elle son palais pour être les rois des lacs. »
Mais l’orage grondait au loin ; elle venait de disparaître.
Commentaires
très joli texte
très jolie description de la nature, avec un choix de vocabulaire très plaisant.
Belle inspiration.
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