A tire d’elle

Dans un bruit assourdissant l’avion s’est envolé

Emportant dans son antre tes souvenirs volés

Elle t’avait bien prévenu mais tu t’es obstiné

A croire que seuls tes mots pouvaient la faire rester

Une dispute de plus et une valise cette fois

Ont eu le dernier maux, ont eu raison de toi

De tes pales paroles qui ont forcé son choix

Elle n’a rien retenu sauf qu’amour n’est pas loi

Comme un ultime combat dont tu serais vainqueur

Tu l’as accompagné fier jusqu’au bout du cœur

Dans cet aéroport sans pleurs mais la douleur

Des premiers pas légers d’une histoire qui se meurt

Pour quelle destination tu ne t’en souciais pas

Elle te quittait pourtant juste à ce moment là

Pour la séparation embarquement immédiat

Tu n’as eu la force de lui retenir le bras

Car on ne garde pas l’oiseau qui veut voler

C’est ce que tu t’ais dit plutôt que supplier

Quand tu l’as vu sourire une fois le sas passé

Tes mains au fond des poches sur un mouchoir froissé

Tu es resté figé prés de ce panneau noir

Seul parmi cette foule où tu t’es laissé choir

Tes jambes te portaient plus et tu voulais faire croire

Que tout ça n’était rien , qu’il restait un espoir

Dehors il faisait chaud, et le tarmac brulant

Tu quittais cet endroit dans des bruits agaçants

De ferrailles rouillées qui emportent les amants

Au bout de la planète sur des sables grisonnants

Des années ont passées tu t’en souviens encore

Dans ces moindres détails, les bruits et le décor

Aujourd’hui à cette heure c’est toi qui laisse un mort

Ton billet à la main, dans cet aéroport

Jime  27-03-09