Je suis déjà à terre, tu ne vois donc pas? Le cliquetis des instruments me laisse présager la suite. La peur m'empêche de relever la tête...Tu me plaques au sol, sors ton aiguille favorite, celle des grands soirs. Ton écriture nerveuse qui s'étale sur ma chair relate tes infâmes exploits. Ta perversion tatoue mon corps à vif et transperce mon âme, les larmes se dissolvent dans le sang qui gicle par terre... Tu te relèves enfin, avec ce sourire satisfait au coin des lèvres. Avant de partir, tu prends le soin de jouer avec mon sang, pour former autour de moi une flaque coagulée en forme de bouche. Puis dans un dernier murmure: "a demain soir..."