Tu vois cette horloge ? Tu la vois, dis ? Regarde là bien, encore mieux te dis-je. As-tu remarqué qu'elle ... ? Non, tu ne sais pas regarder cela.
Toi, tu n'as vu que mon échine et mes bras arc-boutés pour me relever.
Tu n'as vu que ma robe virginale et ses dentelles blanches. 
Et ma tête brûlante de flammes. 
Mais les heures des temps morts, transperçant le cadre du temps, les as-tu vécues ?
Elles étaient mes plumes pour t'écrire tous mes maux avoués. Je les ai arrachées une à une pour noircir une vie transparente.
Tu n'as lu que mes mots. Le dessin de leur tatouage demeurera invisible pour toi.
J'ai tendu la main. Longtemps. Loin. Vers toi, toujours vers toi.
Si tu avais su la saisir un instant, tu aurais ...
Tu ne le sauras jamais.
Voilà.
Je t'offre ce dessin, un morceau de temps avorté.
Un ballet inachevé.
J'étais une étoile dans le ciel et tes yeux se sont crevés à regarder ta montre.