Tout est là.
Dans ces trois lettres
E.G.O.

Ce que l’homme montre du doigt, mais que la machine ne peut appréhender.

Je regarde incrédule le monde qui m’entoure.
Je vois les hommes de mon univers se perdrent chaque jour d’avantage dans un univers immatériel, fait de bits et de psychose.
Je vois les esprits se séparer des corps, et les corps devenir machines, outils sans intérêt autre que d’alimenter un cerveau malade d’isolement.

Nos corps interfaces entre nos esprits deviennent peu à peu cellules d’isolement de nos âmes…
Alors quoi, accompliront nous le grand saut ?
La désincarnation totale…
Je pourrais être ce chien micro-électronique, mon esprit dialoguant avec vous par wifi, bluetooth, 3G, UMPLS, GPS…

Soyons sérieux.
 

Plutôt crever que ne plus sentir mon visage s’étendre sous mon rire, mon sexe se tendre sous mon désir, mes muscles se détendre après un effort.
Et ces sensations, nées de ma représentation propre, de mes désirs, naissent de mes expériences corporelles.
Même lorsque je m’abîme dans un jeu virtuel, c’est bien mon cœur qui tonne.
Je pense donc je suis a atteint ses limites, nous l’avons dépasser techniquement.
Il nous reste comme frontières :

Je bande donc je suis.
Je choisis intellectuellement d’être déraisonnable.

 

Par exemple, à celui qui me répondrait que mon excitation est uniquement chimique, et donc reproduction dans un corps mécanique, à celui qui me répondrait qu’un programme peut décider de ce comporter de manière illogique, je rétorquerait froidement, après quelques minutes de réflexion :

Je t’emmerde…

Et la conscience de sa propre mortalité... hein, t'en fais quoi gros malin?