Je te regarde depuis un moment

A mes yeux tu es transparent.

Peu m’importe ton écorce hostile,

Elle dissimule si mal

Ta personnalité fragile.

On te dit animal

Et avare en sentiments

Un trait gothique, un poil vulgaire

Avec une larme de sanguinolant

Des apparences fort dérisoires

Pour qui sait prendre le temps …

Moi, en retrait, j’observe

Le bal de l’éternel adolescent

Ses silences ou sa foutue verve

Du moment qu’il ne s’agit pas

De sentiments attendrissants

Pourtant dans tes yeux sombres

Eclatent des mots incandescents

Ta carapace de verre les emprisonne

Jusqu’à ce qu’ils deviennent volcans

Et nos regards fusionnent

Malgré nos airs innocents.