- Non, je vous en prie, gardez votre béret noir. Je le trouve troublant, très approprié au lieu, à cette foule tout autour de nous.
- Oui, il y a du monde ce soir ! Votre tatouage, là, près de votre épaule, vous permettez que je le regarde de plus près ? On dirait une sorte de lance...
- Oui, c'est une banderille. Aimez-vous les corridas ?
- Les corridas ? J'avoue tout ignorer du spectacle. Mais je suppose qu'à l'origine les corridas étaient de vraies batailles entre l'homme et le taureau. Pourquoi avez vous choisi ce tatouage ? Ne me dites pas que vous avez déjà affronté une arène ? Vous semblez si peu armée au combat...
- Ne vous fiez jamais aux apparences, jeune homme !
- Vous avez raison, quand je vous ai aperçue tout à l'heure, je n'ai eu comme pensée que «quelle beauté arachnéenne », l'image d'un toréador était bien loin de moi !
- Mes bras gainés de résille vous ont donc inspiré cette image ! N'ayez pas peur, je ne tisse pas de toile où saisir mes proies !
Je m'appelle Carmen, et vous ?