Kaléïdos-coop

blog collaboratif. 1 image ... 1 semaine ... 1 texte

18 août 2008

Malcolm X ou Obama?

Vos pères, vos grands-pères, et vos arrière-grands-pères vous avaient appris combien il faut être fier de son pays, les Etats-Unis. Lors de la première Guerre du Golfe, en 1990, tu t’es inscrit dans les premiers pour partir en Irak. Et bien sûr, comme tu étais Noir, tu es également parti dans les premiers. Maman et toi veniez de vous marier. Quand tu es revenu, tu es resté muet pendant des jours. Et un matin, tu as voulu que la vie soit plus forte que les horreurs que tu cherchais à oublier; Maman est tombée enceinte de moi. En 2002, 2e Guerre du Golfe. Même si tu ne t’es pas inscrit, tu étais désigné d’office. Tu es parti dès le 4e jour. Tu es revenu plus vite, le corps plus léger, et le cœur plus lourd. Tu avais deux bras en moins et Maman s’était suicidée. Depuis, ton pays t’a abandonné. Je sais toute ta souffrance à ne pas pouvoir me prendre dans tes bras, à être dépendant de ton enfant. Quand je serai grand, je gagnerai l’élection présidentielle américaine et je ferai revenir tous les soldats d’Irak. Tous, sauf le 1er soldat du pays : le président, celui qui envoie nos pères à la guerre sans jamais l’avoir faite.

Posté par Hoki à 23:18 - Semaine 44/45 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 juillet 2008

SUMMER TIME !!!

Bon ben voila... Je pense qu'il n'y a pas grand chose à faire. Juste attendre le retour des plagistes, montaganards, expatriés et autres... Disons donc qu'on reste en pause... Ceux qui le souhaitent peuvent toujours compléter les semaines précédentes de leurs envies... Personnellement, je rentre le 15 septembre. Et toc !

Posté par ASH_SCM à 11:54 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juillet 2008

Pas de bras... pas de chocolat...

Tout doit passer.
Tout.
La douleur et l’horreur,
Comme les plaisirs et les délices de la vie.

Si l’on accepte que les derniers soient volatils et ne durent qu’un temps, pourquoi devons nous donc souffrir perpétuellement des premiers ?

Comment pouvons nous imaginer, nous occidentaux, bien gentiment tapi derrière nos écrans, nous dont la vie n’est que rarement heurtée par de tels drames, comment pouvons imaginer la souffrance que cet homme a enduré ?

L’horreur que son esprit a éprouvé à se sentir immobilisé, maintenu le bras tendu sur le billot par ses frères, le choc de la machette qui tombe et retombe pour trancher son bras, os cassés, esquilles plantées dans les nerfs à vif… Sang qui gicle…

Comment même a-t-il survécu à l’infection, au choc…

Cela m’est totalement inimaginable…

 
Mais tout doit passer, s’il n’est pas mort sur le coup c’est pour continuer de vivre, continuer à chercher les raisons de sourire, de rire.
Il peut aimer une femme de son cœur ouvert.
Il peut voir ses enfants grandir et leur donner tout ce qu’il est.

Non, il tapera plus dans ses mains pour rythmer leurs chants… mais il sera là pour les entendre.


Si tout doit passer, l’horreur et la douleur le doivent aussi.

 

 

Posté par ASH_SCM à 16:13 - Semaine 44/45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juillet 2008

Et après...

kontosxt1

En espérant que ça vous touche autant que moi,
En espérant vous lire,
En espérant avoir cette semaine,
un peu de temps pour écrire,
je passe le relais à Hoki.

Bonne semaine à tous.

Posté par littlesimon à 16:53 - Semaine 44/45 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juillet 2008

Semaine 43

sin

C'est l'été... en noir et blanc.
Réveillez vous...

LittleSimon, tu dors?

Posté par ASH_SCM à 10:55 - Semaine 43 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juillet 2008

Un jour de plus

Et voilà, un jour de plus.
J'ai épuisé toutes les activités qu'on peut faire quand on a rien à faire.
J'ai fait le tour des activités du petit chômeur.

Changer la tapisserie de mon appart', repeindre mes meubles,
Hiberner peinard sous son plaid en écoutant la radio,
Oter encore et encore chaque grain de poussière, puis laisser moisir à nouveau,
Mouler des heures sur son canap' avec la télécommande,
Apprendre à ne rien faire,
Glander,
Ecrire, peindre, dessiner, sans aucun talent, juste pour passer le temps.
Je devrais peut-être recommencer ce cycle.
Mais ce matin, je suis paralysé de n'avoir rien à faire. Je suis un glaçon.

Et depuis plusieurs semaines, les choses s'empilent sur ma table basse au fur et à mesure que je ne fais plus rien. Je fais les courses à pied, parce que le trajet remplit le temps. Je me lève le plus tard possible pour raccourcir la journée. Mais je ne dors pas. Ma journée n'a ni début, ni fin, je n'ai plus de rythme, le temps est devenu linéaire.

Mais le plus dur dans tout ça, ce n'est pas le temps qui ne passe pas. C'est l'irrémédiable impression de ne servir à rien.
De n'être rien. De ne pas exister.
Là, le cul glacé dans mon canap', je ne suis que le résidu d'un système social imparfait, je fais partie de la frange des assistés, des inutiles.

Je n'ai que cette impression là dans la tronche ce matin. J'ai même plus envie d'essayer de faire quelquechose.

Je crois qu'aujourd'hui, je ne vais pas bouger.

Je vais attendre que cette impression passe. Ouais, c'est bien ça comme idée.

Y a quoi à la télé ?

Posté par littlesimon à 11:11 - Semaine 42 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juillet 2008

Carte postale

Chouette! Enfin en vacances! A moi l'insouciance, le silence et l'absence... J'vais enfin pouvoir buller... lire... m'étourdir de musique...  peindre... hiberner... me terrer... dormir... me taire... m'isoler... me faire chier... Et ne faire plus qu'un avec mon canapé!

P*** qu'c'est chiant les vacances! Vivement la rentrée! 

{ @ tout bientôt

Lili Bulle }

Posté par rougevoyelle à 19:06 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Canapéïte aigüe.

Je m'enfonce dans mes chaussettes.

Je m'enfonce dans mon ventre.

Je m'enfonce dans mes cernes

Je m'enfonce partout où je peux sombrer.

Je m'enfonce dans mon vide.

Le cul bien blotti dans l'empreinte de mes fesses.

Aux murs mes lamentations.

Sur les épaules, une couverture pour transpirer ma fièvre de survie.

Y’a des moments de la vie qui ressemblent à des dimanches fériés enfilés sur des semaines.

même pas la peine de dire Putain!

Posté par InkRed_ible à 13:55 - Semaine 42 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mon monde englouti

A peine rentrée, même pas la force de mettre un CD. Je m'assieds sur ce canapé, et ...
Et rien, justement. C'est l'escalier en collimaçon dans mes pensées. Une pensée terne en entraînant une autre. Je suis perplexe face à rien de précis. Le paysage défile dans ma tête mais je n'accroche aucune image. A la rigueur, une vague continuité dans le barbelé qui semble bien ne jamais s'arrêter derrière ma rétine.
Je suis familière de ces états. Je me sais d'ores et déjà incapable de me relever avant tard dans la nuit pour me faire à manger ou bien vider l'évier de cette vaisselle qui s'entasse depuis des jours. Dans la cuisine ça sent le vomi. C'est l'eau croupie. Mais ça ne me dérange pas, je n'y suis pas allée, je suis bien dans mon canapé. J'ai été prévoyante cette fois-ci, j'avais laissé le plaid à portée de main. Certains soirs je me gèle à cette même place des heures durant sans jamais trouver le courage de me lever pour attrapper un pull, une couverture. Il m'arrive de rester plantée là, parfois nue, dans le noir, prise de frissons, cherchant la meilleure position pour tenter de protéger mes pieds froids. Rien d'alarmant. Juste une apathie engloutissante. Dans laquelle je m'enfouis régulièrement. Avec la même honte molle. Aucun effort pour y sombrer. Il me faudrait une énergie folle pour m'en extirper. Alors je m'y complais.
Je tourne et retourne les mêmes questions. Essaye de me concentrer sur un mot, un regard, une impression. Mais tout glisse. Je n'ai plus de préhension psychologique. Mes synapses deviennent huile. Il n'y a plus que ces mêmes gestes, que je répète lassablement, ma main sous mon sein, la mâchoire crispée, les soupirs prisonniers. Je suis fatiguée. Blocage cérébral, bug général. Combien de temps ? Série de faux départs. Envie de pisser. Paralysée. J'attends qu'il soit trop tard. Pour manger, pour ranger, pour me coucher. Engluée dans mon vide. Envie de pisser. Je finis par me lever. Pour m'effondrer sur mon lit. Bien trop tard, évidemment.

Demain, je me lève aux aurores pour rattrapper cette soirée flambée, envolée, sacrifiée à la flemme chronique qui m'habite et me désanime. Flemme chronique allant jusqu'à celle de vivre. Parfois. Trop longtemps. Et demain ... non. Pareil. Pffff. J'attends. Qu'on me mette un bon coup de pied au cul. Et putain, crois-moi, je suis patiente !

Posté par incredibleMe à 11:39 - Semaine 42 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

P'tain d'vie

P'tain de boulot qui me prends le chou
P'tain de timing qui me pousse toujours au cul...
P'tain de vie moderne,
P'tain de streaming
P'tain d'portable
P'tain d'mails
P'tain d'IRC...

Et voila j'me retrouve sous mon plaid.
Assis sur mon canap ikéa rouge, le même que dans quasiment tous les apparts de cet immeuble du centre ville.
Il est tard ou pas. Cette notion ne veut plus rien dire..
Il est tard en fonction de mon rythme de vie.
Donc il est tard.

Les pinceaux sont là, le cendar est vidé, j'ai plus qu'à...

Plus qu'à tout oublier dans le tracé de mon dessin.
Plus qu'à tout fumer dans le tracé des volutes aérienne de ma non-vie.
Plus qu'à m'oublier...

Pour rien,
Pour personne
Lâcher prise...
Enfin...

enfin... quand ça voudra venir....

Posté par ASH_SCM à 11:22 - Semaine 42 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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