Kaléïdos-coop

22 décembre 2010

un repos mérité

Quand le temps des vacances est arrivé

Que le repas est consumé, la vaisselle en train d’égoutter

Que les enfants sont momentanément occupés

Alors voilà enfin, peut être, le temps pour moi de goûter à la saveur du repos

 

Non, pas le sommeil, trop vite atteint et trop mal interrompu

Non, aujourd’hui ce sera détente dans le jardin...

 

Je veux embrasser chaque seconde

Un livre au coin de la couette

Deux gâteaux, un grand verre de soda avec une paille et mes lunettes de soleil

Le plaisir de les avoir près de moi, au cas où, et de savourer le moment

 

Le soleil qui me caresse la peau

Qui me réchauffe le coeur et embaume mes pensées

Mes enfants, mon mari : ma vie, plus belle de pouvoir s’en détacher quand je l’ai décidé

Le soleil, si chaud, serait ce déjà l’été ?

Ouf, mon verre de soda... Quel bonheur d’avoir un cerveau et de pouvoir enfin se passer de ses jambes

Ma peau s’embrase. Mon cerveau réfléchit : ma peau – brûlure – cancer - mort.

Le cerveau est il finalement mon ami ?

Mes petites jambes courent. Plus vite elles seront utilisées, plus vite elles pourront se détendre.

De la crème solaire. Un calvaire si long et minutieux sur ma peau tachetée.

Un millimètre oublié et c’est la marque de la faute, et la douleur.

Le doux soleil continue son oeuvre, il me détend

Et me stress en même temps

Un parasol, peut être, serait plus prudent.

Mes petites jambes...

 

Tout est là. Profitons, enfin ! J’ai sans doute une demi heure avant que le soleil ne tourne...

Sauf si... "Ouinnn"   bébé se réveille.

Posté par vynou555 à 14:45 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]


21 décembre 2010

La sieste de la damoiselle

Ah ! Sans honte vous conterais-je, que l’autre jour,

Lassée d’un tôt matin qui écourta ma nuit,

Laissant filer mon corps, je me suis évanouie

Dans quelques lentes torpeurs, sur un coin de prairie,

Et que je fis durant ce somme des coquins rêves d’amour.

Le tout premier, le moindre, me mettait à parti

De frissons obtenus par mes mains solitaires.

Elles naviguaient sur moi de manières épanouies,

Explorant chaque courbe, de devant, de derrière,

S’attardant subtilement sur le bouton du pli.

Le deuxième, j’en conviens, fut guidé par l’endroit

Qui m’inspira qu’un homme put profiter de moi.

Après qu’il m’eut ôté ma fine culotte de soie, 

Il prépara délicieusement de langues et de ses doigts

Ma croupe ainsi offerte pour s’introduire en moi.

Dans un troisième, féminin, enlacée d’une nymphe nue

Qui explorait en me lapant, mes monts et mon intime,

Je me fondais arc boutée sous ses parties charnues,

Ruisselante de plaisir des pieds jusqu’à la cime,

Empalée d’un gourdin que la belle avait prévu.

Dieu ! Le suivant, le brulant quatrième, en réunion offerte!

J’étais écartelée par quelques âmes expertes

Qui firent de leurs touchers que je fus bien ouverte

Pour qu’ensemble j’accueillisse dans mes deux profondeurs

Vigoureux chevaliers, et qu’un tierce en ma bouche y finit son labeur.

Au sortir du réveil de ses quatre tableaux

Mon entrecuisse troublait mon esprit encore chaud.

Je dus pour me calmer, jouer seule le premier

M’abandonnant sur l’herbe au plaisir du doigté

Tremblante de voluptés, violemment je jouissais

Ah mon confesseur ! Qu’il vous prend cette rage !

Retirez sans tarder votre main du corsage

Votre empressement me gêne, je vous prie restez sage

Ces quelques musardises inspirées par l’herbage

N’avaient point pour raison d’attiser votre ouvrage,

Mais allons donc l’Ami finissons là de suite

Laissons donc la raison, et sortez votre vit

Ah ! Je revois le pré, me voilà toute troublée

Venez combler de vous la cause de mon tournis

Et besognez-moi gaillard jusqu’à ce que trois fois l’on ai jouit.

Posté par jime à 19:23 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
17 décembre 2010

Comme endormie

Rien de plus beau que de te voir, endormie, étendue sur le sol, jonchée, comme perdue dans tes rêves. Je te regarde et tu me sembles, si belle et si pure, naturelle dans tes habits de Morphée. Ton innocence inconsciente me séduit, et me fait percevoir en toi un être fragile, capable de captiver tous mes sentiments. J'aime voir le vent emporter tes cheveux et les déposer, dans un mouvement incessant, redondant, rendant tout ceci pittoresque comme une fresque, te révélant si fraîche et si dantesque à la fois. Insouciante.


Ta posture te rend ton âme d'enfant. Je m'amuse, alors à imaginer la jeune fille que tu étais. Sans doute agitée, adulée et aimée de tous. Heureuse, dans ses robes longues et qui, courant à travers des champs infinis, ne se souciait guère du temps, imparti. Intemporelle. Je me surprends alors à désirer, te regarder comme cela pendant des heures, sans que tu t'en aperçoives. Contempler la brise te caresser les lèvres, puis t'arracher un plissement nerveux. Comme une gêne que tu exprimerais, geste de pudeur dans ce tableau si beau, cette œuvre magnifique. Toi. Tout simplement toi, mon amour.

Posté par raaakim à 17:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Nouvelle semaine

une_femme_endormie

Posté par raaakim à 11:50 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
16 décembre 2010

après la cage

Combien de temps que je suis dans cette cage ? Deux jours, une semaine, un mois, plus ?

J’ai perdu la notion du temps. Pire, je ne sais pas pour combien de temps je suis là.

Le pourquoi me l’eut indiqué, peut-être.

Je deviens fou, totalement fou. Je perds pied. La raison m’échappe. J’en arrive à mordre le grillage comme un chien fou. Je m’y accroche. Je décroche. Je me raccroche. Mais que m’arrive t-il ?

J’ai réalisé par brides toute l’ineptie de mon impuissance à tourner en rond dans cette prison. Je sais qu’ils m’observent. Je m’en fiche. Aucune prise sur moi.

« Où êtes-vous bande de fumiers ? »

Bientôt 6 mois  qu’il est là, dans cette cage. Les vapeurs de transaïne beta temporis qu’il respire sans qu’il s’en aperçoive lui ôtent toute idée du temps qui passe ainsi que la plupart de  ses souvenirs. C’est la procédure. Il lui arrive d’avoir des accès de folie désespéré, à en mordre le grillage. Je suis chargé de le « surveiller » via un système de caméra à infrarouge. Je ne sais pas s’il le sait.

Au début je me souviens encore, j’ai crié de rage, à gorge déployée, les yeux exorbités. De toutes mes forces. Puis j’ai arrêté. Epuisé. Plus de voix. Inutile. Seul. Et quelques larmes.

Personne n’a bougé le petit doigt. Ils m’ont eu à l’usure. Je suis sur qu’ils m’observaient.

« Bande de fumiers »

Au début je me souviens encore, je ne supportais pas ses cris. Ni ceux des autres avant lui, d’ailleurs. Il a fini par se calmer. Un autre type de vapeur l’a aidé pour ça. Monobenzoîde de carbone. Je n’ai eu qu’à appuyer  sur un bouton. Ca l’a anéanti. Utile. Seul. Et quelques larmes.

Ce numéro gravé sur le poignet. Identification ?

Cette bosse derrière la tête. Bordel ! Qu’est ce que ça veut dire ? Ils contrôlent mon cerveau, c’est ça, ils contrôlent mon cerveau et ils m’observent, j’en suis sur.

« Bande de fumier »

4.250.640. C’est son identifiant. Plus aucun nom. Une puce injectée dans le crâne permet de  suivre le bon déroulé du processus d’avilissement du sujet. Actuellement il est entre en  phase de  dixelichronisation. Le dernier palier.

Je crois surprendre mes gestes qui se dissocient de ma pensée. Lucidité. Ephémère.

Ce n’est pas moi qui pense, ce sont mes gestes. Ce qu’il me reste d’humain, de vivant. Rebelle.

Et cette obscurité. J’ai l’impression d’être un rat, terré dans les bas fonds de la ville. Ma vue n’a rien à qui parler. Isolement. Silence.

J’ai arrêté de faire le tour amoindri de mes interrogations qui devenaient de plus en plus squelettiques. Pales vaines tentatives inhibées, endormissement cérébral. Aucune explication. Lobotomisation.

Qui sont-ils d’abord ? De quels droits ? Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait bon Dieu ? Dieu parlons-en…j’ai arrêté…

Cette phase est celle que je redoute le plus. Je connais trop la suite. Mais j’ai arrêté de me poser des questions, j’obéis. J’agis sans penser. C’est ce qu’il me reste d’inhumain.  Ma voix n’a personne à qui parler... Silence

Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu ?  Pour me retrouver surveillant  dans ce couloir de la mort.  Dieu parlons-en…j’ai arrêté…

Je sens mes forces se soustraire un peu plus. Je n’aurais pas de réponses à ces questions.

Sursaut de fureur, entremêlé au désespoir de cet enferment,  je me jette contre le grillage une nouvelle fois, avec peut-être le pari fou de le faire céder. Avec mes dents, à serrer.

Du sang dans la bouche.

Ils m’observent. J’en suis sur. Je m’en fous. Je mens fou.

« Bande de fumiers »

Il doit sentir la fin, comme l’animal traqué et apeuré hume par instinct l’approche de ses derniers instants. Une ultime tentative qui  lui donnerait l’espoir d’y échapper. Il ne s’en échappera pas. J’ai le bouton bleu pour ça…

Je suis pris de vertige, de nausées. Je m’écoule au sol de tout mon poids.

Choc arrière. Respiration.

Je délimite une fois encore cet espace confiné, allongé de mon tout mon corps, sans intention ni volonté particulières de me relever. Comme si cette position pouvait me permettre d’entre percevoir une possible évasion. Foutaises.

Ils me tiennent, me détiennent, qu’à cela ne tienne.

« Bande de fumier »

Ca va être le moment d’avertir la section d’intervention finale. Je décroche le combiné. Je sais que je vais mettre fin à 6 mois de souffrance. C’est ce qu’il me reste d’humain. Foutaise. Il me reste à lui envoyer du

Termixotanine dans les bronches.

Je ferme les yeux par intermittence. Ne plus penser. Ne plus rien faire. Attendre. Quoi ? Peu importe. Endolorissement.

Voilà. L’issue, se joue maintenant. Je ferme les yeux. Ne plus penser. Je n’ai plus rien à faire. Attendre. Qui ? Le prochain. Peu importe. L’endolori se ment. Ils vont l’emmener.

Eclairs. Lumières.

« Allez c’est l’heure ! »

« Qui êtes vous ? Laissez moi !, laissez moi tranquille !»

« Debout ! Relevez-vous, c’est l’heure ! » Refus.

Ils m’attrapent, me soulèvent, m’emportent.

« Où m’amenez-vous ?  » Impossible de résister.

Ils me trainent. Long couloir. Je suis un pantin disloqué.

Cette pièce. Je l’ai déjà vu une fois. Ces gens en costumes noir.

« Pitié ! Pitié ! »

Une chaise. On m’y jette dessus. On m’y attache. Drôle de jeu. Drôle de Je.  Pas le temps de réaliser.

« Qu’est-ce que vous me faites ? » Pas de réponse.

Tous ces fils. Agitations autour de moi. Sanction, application. Exécution

Electricité, corporellement intense. Mon sang se fige. Râles,…Mort.

Ca doit être terminé avec 4.250.640. A cette heure çi il doit être dans la fosse commune. Avec tous les autres. Je vérifie que la cage a été nettoyée. OK c’est bon.

Tiens !  ils m’en amènent déjà un nouveau..

« Laissez moi sortir !, j’ai rien fait ! Je suis innocent ! Sortez moi de là toute de suite !  Vous m’entendez ?  vous n’avez pas le droit, enfoirés ! Je veux sortir, je veux sortiiiiiiiirrrrrrr »

Oh toi mon vieux, il va falloir te calmer…..j’attends les ordres….

Posté par jime à 18:56 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
08 décembre 2010

Un dernier mot ...

Mes mains sont liées, mes jambes rudement enlacées de chaines féroces…
Dans l’obscurité seulement percée des traits blafards de l’aube à naitre, je sais mon destin arriver.

Je l’observe, mon bourreau.
Son crane est taché d’affreuses plaques, son tablier de cuir rouge est mât d’heures de besogne sur d’autres que moi, et pourtant…
Il n’est pas si vieux que son âme soit vidée au point de m’interdire un dernier échange.

- Sais-tu pourquoi seulement ?

Ma voix me semble déjà étrangère, un éboulis de roches tranche ma gorge asséchée.
Il se tourne et je peux voir les instruments de ma fin ; pinces et tisonniers, arc de fer et crochets, et son regard, car c’est la froideur implacable, la fixité de son regard qui va me tuer.  Pourtant je n’éprouve rien à ce spectacle.
- On ne me dit jamais le pourquoi, et il ne m’intéresse guère. Mais à ton accoutrement il est évident, non ?
- Alors dis le moi. Pourquoi ?
- Tu as trop dit. Voila pourquoi…
- Trop dit ?

Il me regarde

-Tu devais divertir, et tu t’es cru autoriser à dire.
Divertir!  Tourner la pensée vers un joyeux amusement, soustraire à l’âme quelques instants inutiles pour la ramener ensuite à son admirable situation. Tu avais en échange de tes pitreries gite et couvert, chaleur et foyer. Tu avais une place auprès des seigneurs. Était-ce si difficile que cela pour toi ?
- Cela je le concède, je n’ai pas su garder ma langue, je n’ai d’ailleurs jamais su garder ma langue par devers moi, cela m’a souvent joué des tours sans que je ne le comprenne..
Dis moi pourquoi.
S’il te plait…

- Es-tu donc idiot ?
- Je ne crois pas non, je sais compter et lire, discerner le vol de l’épervier de la course du chien, le cri du pourceau affamé de celui de la femme en couche…
Je ne dois donc pas être idiot  non ?

Il me regarde, et son visage se fige…

- Allez dis moi pourquoi… S’il te plait !

- Tu as déplu, tu as dis ce que nul n’osait dire, ni même murmurer dans les couloirs des Palais ni dans les sanctuaires des Universités.
Tu as poussé la chaire putride dans sa bouche, tu as déversé le vin amer dans sa gorge.
Tant et tant qu’il ne pu que vomir l’horrible conséquence de ton travail.
Tu lui as présenté la vérité de face, sans un miroir qu’il n’en soit pas illuminé, tu lui as montré son mensonge permanent, les ombres et les déchirures de son bel habit de justice et d’ordonnancement.

Veux-tu savoir quel sera ton tourment ?

-Bien sur ! Sinon pourquoi ces questions !

Pour que tu admettes la juste place de toutes choses en ce monde, aux os de ton crane je vais souder la géométrie inflexible de la grille et de l’échelle immuable des valeurs.
Et tu souffriras.
Pour que ta voix ne soit plus audible, pour que tu t’étouffes dans ton ignoble questionnement permanent, j’arracherai ta langue et fixerai tes lèvres en un rictus de haine de ton prochain que nul ne pourra ignorer. Tu seras fui et honni.
Et tu souffriras.
Pour que tu comprennes enfin qu’il n’est nul besoin de voir les choses, qu’il suffit à chacun de se tourner vers nos seigneurs pour baigner dans leur connaissance révélée.
Pour que tu comprennes que ta vision n’est rien face à la vision partagée de tous, je crèverai tes yeux et coulerai dans tes orbites évidées le plomb qui fixe les prismes entre eux et les rends pareils au haut vitrail qui guide nos pas incertains.
Et tu souffriras

A ses mots, je n’ai pu retenir le rire qui montait en moi. Si je n’avais été lié j’en serais tombé de mon fauteuil et; plier en deux, aurais déversé un torrent de  rire et de larmes mêlés…

- Ah… Bien donc, ce n’est que cela !
J’ai eu peur de souffrir bien d’avantage et vais donc te considérer comme mon ami infaillible pour ton humaine clémence ! Viens là que je t’embrasse!

- Tu es fou mon pauvre…

- Ah ?
Dis moi pourquoi.
S’il te plait !

Posté par ASH_SCM à 12:15 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
03 décembre 2010

Nouvelle image

photo

http://trehard.ptibook.com

J'espère que cette photo vous fera réagir.
Quelque soit cette réaction
[...]

Si le sieur RAAKIM l'accepte, je le propose pour la prochaine quinzaine.

Posté par ASH_SCM à 10:17 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
25 novembre 2010

cette photo là

Dans ces pays d’autorité

Où règne l’ordre, belles armées

Prérogatives bien conservées

Au prix de ces gens, assassinés.

Ces territoires bien dirigés

Par des rois singe ensanglantés

Qui font de la mort leur vérité

Et leur grand pouvoir sur l’opprimé

Avec leurs chars pour dialoguer

La répression pour gouverner

C’est sans gêne qu’ils viennent commercer

Avec nous sans honte pour accepter

Face à leur peuple leurs vertes chenilles

De jours en  nuits à défiler

Encanonées, prêtes à tuer

Tous ces fins squelettes aux pauvres guenilles

Tu vois, sur cette photo là

Ce put être toi, ce put être moi

Sait-on, cette chance là

De vivre ici plutôt que là bas ?

Quand une gamine, jeune indomptée

Se tient debout pour leur résister

Sous les yeux de l’humanité

Appareil photo, l’opportunité.

Prise de conscience, l’instant tanné

Par nos regards, solidarité

En vertu du reste de l’année

Que l’on vit, on le sait, à oublier.

Tu vois, sur cette photo là

Ce put être toi, ce put être moi

Sait-on, cette chance là

   De vivre ici plutôt que là bas

Leurs lois, au mépris des Dieux,

Faites pour eux, raclures immondes

Eux dictateurs qui mènent le jeu,

Sont une infamie pour notre mappemonde

Et pour nous les hommes qui restons à regarder

Gloire à ces âmes droites comme des I

Qui trouvent la force dans leur survie

De s’opposer, de crier non !

Sachant bien qu’au bout il y a leurs prisons

Combattants d’un jour, ou de l’éternité

Vous qui mourrez pour la liberté

Puisse le ciel sans cesse vous aider

A repousser cette fatalité

Posté par jime à 19:18 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]